Le principe de la vidéo

La vidéo issue d’une source analogique numérisée, exploite un flux continu de données analogiques, destinées à être affichées sur un écran. C’est à dire une succession d’images à une certaine cadence.

L’œil humain a comme caractéristique d’être capable d’isoler au maximum quelques images par seconde. Ainsi, en affichant au moins 18 images par seconde, il est possible de tromper l’œil et de lui faire croire à une image animée (phénomène de la persistance rétinienne).

On caractérise la fluidité d’une vidéo par le nombre d’images par secondes (en anglais frame rate), exprimé en FPS (Frames per second, en français trames par seconde). Plus le nombre d’images à la seconde est élevé, plus on obtiendra une bonne fluidité des mouvements.

La vidéo numérique

La vidéo numérique consiste à afficher une succession d’images numériques. Puisqu’il s’agit d’images numériques affichées à une certaine cadence, il est possible de connaître le débit nécessaire pour l’affichage d’une vidéo, c’est-à-dire le nombre d’octets affichés (ou transférés) par unité de temps.

Ainsi le débit nécessaire pour afficher une vidéo (en octets par seconde) est égal à la taille d’une image que multiplie le nombre d’images par seconde.

Comme la vidéo au sens multimédia du terme est généralement accompagnée de son, c’est-à-dire de données audio, il va falloir mixer le son à l’image avec une parfaite synchronisation. Cette opération s’appelle le « multiplexage ».

Différence entre conteneur et codec

Nombre de personnes confondent codecs et conteneurs. D’autant plus que certains éditeurs utilisent le même nom pour le codec et le conteneur. Par exemple “mpeg-4” décrit à la fois le codec et le conteneur alors que vous pouvez très bien avoir un codec mpeg-4 dans un conteneur AVI !

Le conteneur

Le plus simple est d’imaginer un conteneur comme une boite. Un conteneur peut contenir plusieurs objets. En vidéo, ce sont souvent des pistes, plus ou moins liées entre elles : le conteneur peut déterminer le multiplexage entre les pistes internes. C’est d’ailleurs le principal objectif du conteneur : organiser la coexistence entre l’image, le son, éventuellement du texte (sous-titres) et d’autres données liées.

Le format est le conteneur qui permet le transport de la vidéo, du son et des sous-titres soit sous forme de fichier (mkv, mov…) soit sous forme de flux (MPEG TS). À l’intérieur d’un conteneur on peut insérer (muxer) ou extraire (demuxer) :

  • un ou plusieurs flux vidéo (un film, ou des chaînes de télévision….)
  • un ou plusieurs flux audio (la version originale, la version française, … )
  • un ou plusieurs flux de sous-titres. (Français, Sourds et malentendants, …)
  • plus des métadonnées (titre, nom de l’artiste par exemple)

On parle de multiplexer les différentes pistes (flux ou stream) dans un format. Un conteneur ne définit pas la qualité d’une vidéo !

Le codec

Un codec est un dispositif électronique ou un logiciel permettant de compresser et/ou de décompresser un signal numérique : il encode pour transmettre, stocker ou crypter des flux audiovisuels et les décodent pour l’édition ou la lecture.

Plus le couple résolution / cadence d’une vidéo est élevé, plus le fichier créé est volumineux, c’est pour cela qu’on utilise un algorithme de compression CODEC pour la compression et la décompression.

Le mot CODEC est donc la concaténation de deux autres mots : codeur et décodeur. La qualité de restitution est définie à l’encodage par le choix et le paramétrage du codec. Les codecs sont donc indispensables pour réduire la taille des flux vidéo.

La lecture du codec se fait en local, autrement dit, si vous n’arrivez pas à lire une vidéo, il est fort probable que vous n’ayez pas le bon codec installé sur votre machine.

Conseil : La meilleure façon de décrire une vidéo est d’indiquer le conteneur ET le codec. Par exemple, un fichier AVI encodé en H.264.